Le Bon Pasteur donne la Vie à ses brebis (Jn 10, 27-30)
Jésus avait dit aux Juifs : « Je suis le Bon Pasteur (le vrai berger). »
Il leur dit encore : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut rien arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes UN. »
Commentaire d'évangile
Jésus a dû les rencontrer souvent, ces bergers des collines de Galilée, qui n’hésitaient pas à courir,
pieds nus sur le sol rocailleux, pour guider leurs troupeaux.
Il savait que leur mission n’avait rien de romantique, ni d’aisé : chercher des pâturages et des points
d’eau ; défendre les animaux qui leur sont confiés ; ne pas hésiter à prendre des risques quand une brebis
s’est perdue…
C’est parce qu’il les a longuement observés qu’il affirme qu’il est lui-même le Bon Pasteur, le vrai berger.
Trois verbes marquent le passage d’Evangile que la liturgie de l’Eglise nous propose aujourd’hui :
Ecouter : les brebis reconnaissent la voix de leur berger. Et c’est seulement parce qu’elles
reconnaissent sa voix qu’elles peuvent le suivre sans risque.
Et le pasteur se met à leur écoute : il guette le moindre bruit, le moindre indice, le moindre gémissement…
Il y a là un double mouvement : écouter – être écouté.
Aujourd’hui aussi, nous sommes invités à écouter la voix du Bon Pasteur qui nous parle à travers sa Parole,
à travers son Eglise, à travers les frères et les sœurs que nous rencontrons… et aujourd’hui encore,
l’Eglise a une parole de vie à dire au monde.
Connaître : comment connaître si on ne commence pas par aimer ? Le berger connaît son troupeau
« par cœur », et remarque bien vite quand une seule brebis manque à l’appel…
Aujourd’hui aussi, il nous est bon de nous rappeler que le Seigneur nous connaît personnellement, qu’il
nous connaît par notre nom, qu’il nous aime d’un amour unique.
Suivre : si les brebis suivent le berger, c’est parce qu’elles savent qu’il les aime, les protège et
fait tout pour leur bien-être. Elles acceptent de marcher à sa suite parce qu’elles sentent que son unique
souci est leur bien.
Aujourd’hui aussi, nous suivons le Seigneur parce qu’il nous veut du bien, il nous bénit, il dit du bien
de nous… et va jusqu’à donner sa vie pour le signifier.
Ecouter… Connaître… Suivre…
Qui est concerné ? Tout le monde. Jean nous le rappelle dans son Apocalypse : c’est cette « foule
immense, que nul le pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues. »
Le bonheur du berger ne sera total que si tout son troupeau est rassemblé.
Le bonheur qui vient de notre Dieu est offert à tout homme, à toute femme, quels que soient son origine,
son histoire, son cheminement…
Aujourd’hui, l’Eglise prie pour les vocations.
Notre vocation de baptisés nous ouvre à cette dynamique : écouter… connaître… suivre…
Et nous avons, plus que jamais, besoin de pasteurs à la manière de Jésus : évêques, prêtres, diacres,
religieux, laïcs engagés… c’est ensemble que nous portons le souci de la vitalité de l’Eglise.
Il y a de multiples manières de suivre le Christ Berger : en effet, ils sont divers, les dons et les charismes des uns et des autres.
L’unité est à notre porte… Elle est toujours offerte…
Que l’Esprit qui unit le Père et le Fils unisse aussi tous ceux qui, aujourd’hui, partout dans le monde,
écoutent, connaissent et suivent l’unique Berger.




